Bio

Njacko Backo crée une musique du monde pleine de joie et d’influences africaines qui évoque instantanément des images de festivals de musique inondés de soleil, de foules dansant jusqu’à l’extase et de sentiments de paix, d’amour et d’harmonie sociale que l’on ne trouve qu’au plus profond de soi-même.

Virtuose du kalimba de son Cameroun natal, Njacko mélange avec bonheur les mélodies, les rythmes et les styles vocaux de son pays aux sons les plus euphoriques et toniques du monde entier.

Les joyeux tambours d’acier du calypso, la cithare et son bourdon des ragas asiatiques, le banjo exaltant de la musique country de jadis et les envolées et les méditations de la cornemuse islandaise font tous une apparition dans cet album finaliste du Prix de Musique Folk Canadienne intitulé Ici bas rien n’est impossible (Here below, nothing is impossible).  L’artiste a aussi su apporter dans le tissu sonore une flute méditative, un saxophone éclatant, un piano Wurlitzer au son chatoyant et des morceaux de violon exubérants. Il en sort une véritable fête du monde — une énergique célébration de l’interdépendance des cultures.

Depuis sa jeunesse comme marginal dans le village, de Bazou, Njacko a surmonté les circonstances afin de devenir un témoignage vivant du pouvoir transformatif de la musique : musicien primé, professeur de musique vénéré, évangéliste dont l’idée principale est que la richesse se trouve dans la communauté et non dans les possessions matérielles et philanthrope généreux qui est à présent en train de reconstruire une école dans le même village qui l’avait naguère bénît.

Né dans une famille musicale d’un village aussi rural et aussi vierge de technologie moderne que dans le film Les dieux sont tombés sur la tête (The Gods Must Be Crazy), Njacko, comme tous les enfants de là-bas, apprenait à construire et à jouer des instruments à l’âge de trois ans en observant les adultes. Njacko et quelques amis avaient formé un groupe qui se produisait dans les villages alentours.

Mais quand Njacko avait juste sept ans, ses parents ont divorcé, un acte scandaleux par rapport aux normes morales de l’époque. Ignoré par les autres enfants et adulé par sa grande mère, il est parti vivre avec cette grand-mère qui a encouragé son amour de la musique et l’a présenté aux anciens du village qui lui ont enseigné à jouer le tamtam (toumkak), le kalimba (piano à pouce) et la harpe africaine (zaa koua).

Passionnément curieux du monde au-delà du village, Njacko est parti du Cameroun à l’âge de 17 ans pour adopter une vie de musicien nomade en Afrique de l’Ouest, contribuant à la scène musicale robuste des restaurants et des clubs du Nigéria, Benin, Togo, Ngana, Côte d’Ivoire , Burkina Faso , Mali , Niger et le Sénégal absorbant ainsi les influences de toute la région.

À 21 ans, il est part pour l’Europe, où il s’est connecté avec le petit réseau de musiciens africains à Paris qui, entre les années 70 et 80, s’apprêtait à lancer ce qui devait devenir une énorme vague de musique du monde. Il s’est distingué dans ce milieu axé sur les tambours en se spécialisant dans ce qui est à présent son instrument typique : le kalimba. Il a joué dans des spectacles tels qu’Africa Salimata (une création de Salimata Diabaté du Ballet national de Guinée), Ernest Cissé, Sosoba et Vinjama et chorégraphe pour la troupe Mioso Mika du Surinam.

Après avoir passé huit ans en France, en Allemagne et aux Pays-Bas, où il a enregistré ses deux premiers albums indépendants – En 1988 Njacko imigre au Canada, où il a su se créer une carrière polyvalente comme chef de groupe musical, chorégraphe, danseur, raconteur, auteur et éducateur.

Kalimba Kalimba, son groupe de musique du monde qui en a repoussé les limites, a gagné le prix Fiati Memorial pour la meilleure performance traditionnelle du groupe Music Africa de Toronto. Njacko a aussi gagné le premier prix du 17e Billboard World Song Contest pour sa chanson intitulée Afrique, réveille-toi. Sa chanson Mama Oh a obtenu une place honorable dans la catégorie musique du monde du 2006 International Songwriting Competition et aussi qu’au 15e Billboard World Song Contest.

Njacko a sorti un total de 10 albums – sept en incluant Kalimba Kalimba – et joué au festival de jazz de Montréal, au Louisiana Folk Festival (Lafayette, Louisiane) et au Houston International Jazz Festival (Houston, TX), parmi de nombreuses manifestations musicales. Il a aussi composé de la musique de film pour To Walk with Lions, Born Free et Spirit in the Tree.

En tant qu’éducateur, Njacko a sorti trois CD et un DVD d’apprentissage du tambour africain. Il a donné des conférences aux universités de York, de Guelph et de Waterloo. Il continue à enseigner la musique aux jeunes à travers l’organisme Mariposa in the Schools et après avoir écrit un livre d’enfant à succès intitulé Baki et l’œuf magique, il travaille à un second!

Par ailleurs, Njacko a présenté de nombreux concerts pour des collectes de fonds au nom de diverse œuvres de charité et autres organismes à but non lucratif tels qu’Amnesty International, Foster Parents Plan, la fondation Stephen Lewis et la fondation David Suzuki. Depuis 2010, sa femme Valery Woloshyn et lui ainsi que leurs amis ont aussi fait des collectes de fonds dans le but de reconstruire l’École St. Albert Le Grand à Bazou au Cameroun.

Lorsque Najcko est parti pour la première fois de son village dans les années 70, il croyait que le monde était assez petit pour pouvoir atteindre l’Europe à la nage à partir du Sénégal. Aujourd’hui, certes, il doit toujours prendre l’avion pour aller en Afrique, mais il a contribué au moins figurativement à rapprocher les pays du monde les uns des autres. Sa musique et ses spectacles toniques et joyeux incitent son public de tous les bords à danser dans un esprit d’unité.